Affaires relatives à l'impôt sur les sociétés et sur le capital à Berne
Dernière mise à jour : 09 décembre 2025
Berne Impôts sur les sociétés et sur le capital - Cas et pratique
Exemples pratiques du fonctionnement concret de l'impôt bernois sur le revenu des sociétés et de l'impôt sur le capital : délocalisations, start-ups avec pertes et impôt minimum, structures IP & R&D (STAF), sociétés immobilières, financement de groupe et pratique du ruling.
Comment utiliser cette page de cas
Cette page ne pas reproduire des décisions de justice spécifiques ou des numéros de cas officiels. En revanche, il traduit la pratique bernoise typique en études de cas illustratives qui montrent comment :
- Interaction entre l'impôt sur le revenu des sociétés et l'impôt sur le capital ;
- L'allocation intercantonale et les règles internationales sont appliquées ; et
- Les questions de planification et de conformité se posent au quotidien.
Chaque cas résume les faits, les questions fiscales clés et un résultat pragmatique en utilisant la pratique bernoise comme point de référence. Dans les missions réelles, les résultats dépendent de faits détaillés et, souvent, de décisions fiscales anticipées.
Cas 1 - Délocalisation d'une société holding à Berne
Les faits
- Un holding de groupe résidant dans un autre canton suisse envisage de transférer son siège statutaire à Berne.
- La société détient principalement des participations dans des filiales opérationnelles et quelques prêts intragroupes.
- Il existe des réserves cachées dans les participations et dans les prêts en devises.
Questions fiscales clés
- La migration des sièges entraîne-t-elle l'imposition des réserves latentes dans le canton de départ ?
- Comment les fonds propres sont-ils répartis entre le canton de départ et Berne pour l'impôt sur le capital ?
- Quel sera le régime de l'impôt sur le revenu des sociétés et de l'impôt sur le capital en vigueur à Berne ?
Résultats pratiques
- En vertu des règles intercantonales, le canton de départ impose généralement les réserves latentes dans la mesure où elles sont attribuées à ce canton. Un bilan d'ouverture/de clôture minutieux est nécessaire.
- À Berne, les fonds propres de la société holding font partie de l'assiette de l'impôt sur le capital ; selon la structure et les activités de la société, celle-ci peut bénéficier d'un traitement favorable en matière d'impôt sur le capital et d'un profil d'impôt sur le revenu aligné sur les instruments d'allègement de la participation et de STAF.
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Les décisions anticipées sont souvent utilisées pour.. :
- confirmer la neutralité fiscale ou la gestion fiscale de la migration ; et
- Assurer le traitement post-migratoire des fonctions de holding et de financement dans le cadre de la pratique bernoise.
Leçon : Les migrations de sièges se résument rarement à un simple changement de registre. Elles nécessitent une planification coordonnée entre les cantons, une affectation claire des réserves latentes et un dialogue précoce avec les autorités fiscales bernoises.
Cas 2 - Création d'entreprise avec pertes et impôt minimum
Les faits
- Une start-up technologique bernoise est déficitaire depuis plusieurs années.
- L'entreprise est financée par les fondateurs et les investisseurs en capital-risque.
- D'importantes dépenses de R&D sont engagées ; l'entreprise détient la propriété intellectuelle développée en interne.
Questions fiscales clés
- Comment les pertes sont-elles reportées et protégées pour une utilisation future ?
- À partir de quand l'impôt minimum bernois entre-t-il en ligne de compte ?
- Est-il utile de demander des instruments STAF (par exemple, déductions pour la R&D, patent box) avant que l'entreprise ne devienne rentable ?
Résultats pratiques
- La start-up dépose une déclaration annuelle d'impôt sur les sociétés, même en cas d'exercice déficitaire, afin de préserver les éléments suivants les reports de pertes et de documenter le profil de R&D.
- Une fois que l'entreprise a dépassé la “période de grâce” initiale pour les nouvelles entités, la impôt minimum devient pertinent : même si aucun impôt sur les bénéfices n'est dû, un impôt cantonal/communal minimum est prélevé chaque année.
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Une documentation précoce de la R&D et de la PI est utile par la suite :
- opter pour un régime de patent box ; ou
- Demander des super-déductions pour la R&D une fois que des bénéfices sont réalisés.
- Lors des cycles de financement ultérieurs, l'existence et le montant des pertes fiscales, ainsi que les taux d'imposition effectifs futurs prévus à Berne, font partie des vérifications préalables effectuées par les investisseurs.
Leçon : Même les jeunes entreprises déficitaires devraient considérer la conformité fiscale comme un atout. Des déclarations, un suivi des pertes et une documentation sur la recherche et le développement appropriés peuvent améliorer sensiblement le taux d'imposition effectif futur une fois que l'expansion de l'entreprise aura réussi.
Cas 3 - PI et R&D à l'aide des instruments STAF
Les faits
- Un groupe manufacturier bien établi transfère à Berne la gestion de sa propriété intellectuelle suisse et une équipe clé de recherche et développement.
- Le groupe prévoit de centraliser les brevets et les marques dans une société bernoise de propriété intellectuelle et de recharger les droits de licence.
- La société de propriété intellectuelle supportera les coûts de R&D et confiera une partie du développement à des entités étrangères du groupe.
Questions fiscales clés
- Comment bénéficier de la "patent box" et des déductions pour R&D en vertu des règles bernoises ?
- Comment le canton relie-t-il les revenus de la propriété intellectuelle aux dépenses de R&D sous-jacentes (approche nexus) ?
- Quelle est l'interaction entre l'impôt sur le capital et les bilans des entreprises riches en PI ?
Résultats pratiques
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Le groupe conçoit une structure dans laquelle :
- La propriété intellectuelle et les principales fonctions de R&D sont effectivement à Berne ;
- les revenus de la propriété intellectuelle et les coûts y afférents sont suivis en détail (par projet ou famille de brevets) ; et
- Les prix de transfert alignent les droits de licence et les services de développement sur les principes de l'OCDE.
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L'entreprise demande une décision anticipée de Berne à :
- Confirmer la qualification pour le régime de la "patent box" ; et
- Se mettre d'accord sur des méthodes acceptables pour diviser les revenus de la propriété intellectuelle en composantes éligibles et non éligibles.
- L'impôt sur le capital fait l'objet d'un suivi parce que les augmentations de la propriété intellectuelle et les réserves accumulées augmentent les capitaux propres. Lorsqu'il est disponible, l'allègement de l'impôt sur le capital pour les actifs éligibles est incorporé dans la modélisation.
Leçon : Les instruments STAF sont puissants, mais leur documentation est lourde. Pour les dossiers relatifs à la propriété intellectuelle et à la recherche et au développement, Berne attend un lien crédible entre les fonctions, les risques et les revenus, étayé par un suivi et des décisions solides.
Cas 4 - Société immobilière possédant des biens intercantonaux
Les faits
- Une société immobilière bernoise possède des immeubles commerciaux dans plusieurs cantons suisses.
- Les revenus locatifs et la valeur des biens immobiliers varient considérablement d'un endroit à l'autre.
- La société a recours à la fois à la dette bancaire et aux prêts d'actionnaires garantis par les biens immobiliers.
Questions fiscales clés
- Comment les bénéfices et le capital sont-ils répartis entre Berne et les autres cantons ?
- Comment la dette hypothécaire et les intérêts sont-ils répartis à des fins fiscales ?
- Les prêts d'actionnaires peuvent-ils être contestés en tant que capital caché à Berne ?
Résultats pratiques
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L'entreprise prépare un modèle d'allocation basé sur les pratiques suisses reconnues :
- Répartition des bénéfices par bien immobilier (revenus locatifs, coûts d'exploitation, amortissements) ; et
- Répartition du capital en fonction de la valeur des biens immobiliers et financement connexe.
- Berne n'impose que la part des revenus et des capitaux propres attribuables aux immeubles bernois et aux fonctions résiduelles situées dans le canton (p. ex. gestion, activités du siège).
- Les prêts aux actionnaires sont testés au regard des critères suivants lignes directrices sur la sous-capitalisation. Tout dépassement de l'effet de levier acceptable peut être reclassé en tant que capital caché, ce qui augmente l'assiette de l'impôt sur le capital et peut entraîner des intérêts non déductibles et des problèmes de retenue à la source.
Leçon : L'allocation est un élément central pour les groupes immobiliers. Berne examine la substance, le financement et les facteurs de profit par immeuble et par canton. Les clés de répartition incohérentes sont souvent au centre des audits.
Cas 5 - Financement du groupe et faible capitalisation
Les faits
- Une société financière bernoise joue le rôle de trésorerie du groupe et accorde des prêts aux filiales étrangères.
- La société est financée par une combinaison de fonds propres et de prêts de la société mère du groupe.
- Les marges d'intérêt sur les prêts interentreprises sont modestes ; certains emprunteurs sont déficitaires.
Questions fiscales clés
- La société financière bernoise est-elle suffisamment capitalisée au regard des règles suisses de sous-capitalisation ?
- Les taux d'intérêt sur les prêts interentreprises et sur les fonds d'actionnaires se situent-ils dans des fourchettes de prix normales ?
- Comment les bénéfices et les capitaux propres sont-ils répartis entre les établissements stables bernois et les établissements stables étrangers ou les succursales, le cas échéant ?
Résultats pratiques
- Le groupe compare les taux d'intérêt et les marges, préparant ainsi la mise en place d'un système de gestion des risques. documentation sur les prix de transfert et en les testant par rapport aux indications de la sphère de sécurité suisse lorsqu'elles sont disponibles.
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Berne examine si les prêts d'actionnaires dépassent l'effet de levier acceptable pour une société financière. La partie qui dépasse les limites de la capitalisation restreinte peut être traitée comme des capitaux propres cachés, avec les conséquences correspondantes :
- Intérêts non déductibles de l'impôt sur les bénéfices ; et
- Augmentation des fonds propres pour l'impôt sur le capital.
- Pour les prêts transfrontaliers, les implications des traités et de l'impôt à la source sont également analysées. Dans certains cas, la structure est adaptée (par exemple, plus de fonds propres, différents niveaux d'intérêts, garanties) avant qu'une demande de ruling ne soit déposée auprès des autorités bernoises et fédérales.
Leçon : Le financement des groupes relève à la fois de l'impôt sur les bénéfices et de l'impôt sur le capital. Berne s'attend à ce que l'effet de levier, la tarification et la documentation soient cohérents et adaptés au profil global de risque et de financement du groupe.
Décisions, audits et points de pratique
| Zone | Ce que Berne examine généralement | Conseils pratiques |
|---|---|---|
| Décisions anticipées en matière fiscale | Structures ayant des fonctions de holding, de financement ou de propriété intellectuelle ; réorganisations majeures ; utilisation des instruments STAF ; questions importantes en matière d'allocation intercantonale. | Rédiger des demandes de décision cohérentes et riches en faits ; joindre des diagrammes de structure, des prévisions et des calculs ; s'aligner sur les positions de la Confédération et d'autres cantons. |
| Contrôles et examens fiscaux | Rapprochement des bénéfices et des impôts ; écarts inhabituels par rapport aux années précédentes ; transactions importantes avec des parties liées ; indicateurs de faible capitalisation ; changements importants dans l'évaluation. | Conserver des documents de travail clairs ; assurer la cohérence entre les états financiers, les déclarations fiscales et la documentation relative aux prix de transfert ; répondre rapidement aux demandes de renseignements. |
| Allocation intercantonale | Méthodes utilisées pour répartir les bénéfices et le capital entre les cantons ; traitement du siège social par rapport aux succursales ; répartition des intérêts et des coûts centraux. | Utilisez des clés de répartition stables et raisonnables, documentez-les et soyez prêts à les défendre auprès de Berne et des autres cantons. |
| Événements liés au cycle de vie de l'entreprise | Fusions, scissions, transferts d'actifs, liquidations, migrations de sièges, échanges d'actions. | Préparer des bilans fiscaux pro forma ; cartographier les réserves et les pertes cachées ; envisager des demandes de ruling bien avant la mise en œuvre de la législation. |
FAQ
Berne publie-t-il une jurisprudence détaillée en matière d'impôt sur les sociétés ?
La jurisprudence fiscale suisse pertinente pour les entreprises bernoises se trouve dans les décisions des instances de recours fiscales bernoises et du Tribunal fédéral. Toutefois, dans la pratique, de nombreux résultats en matière d'impôt sur les sociétés reposent sur des décisions non publiées et sur la pratique administrative, d'où l'importance des cas concrets et de l'expérience en matière de décisions.
Quand un ruling est-il conseillé pour l'impôt bernois sur les sociétés et le capital ?
Il est généralement conseillé d'obtenir un ruling pour les structures impliquant des fonctions de holding ou de financement, la propriété intellectuelle et la recherche et le développement (STAF), les réorganisations importantes, les transferts de siège ou les questions importantes de répartition intercantonale. Pour les déclarations annuelles de routine, un ruling n'est généralement pas nécessaire, sauf en cas d'incertitude spécifique.
Puis-je m'appuyer sur la pratique d'un autre canton pour un cas bernois ?
Bien que les cantons suisses suivent des principes fédéraux communs, chaque canton a sa propre pratique et ses propres directives administratives. Une position acceptée par un canton n'est pas automatiquement acceptée par Berne. Pour les questions importantes, il est plus sûr de clarifier directement le point de vue de Berne, idéalement par le biais d'une approche coordonnée si plusieurs cantons sont concernés.
Comment puis-je savoir si mon dossier déclenchera un contrôle fiscal ?
Il n'existe pas de liste de contrôle publique pour les audits, mais les facteurs de risque comprennent les fluctuations importantes des bénéfices, les transactions importantes avec des parties liées, les restructurations, les problèmes d'allocation intercantonale et les dépôts tardifs ou incomplets répétés. Une documentation cohérente et de qualité permet de maintenir des discussions ciblées et constructives.
Sesch TaxRep peut-elle agir en tant que représentant local à Berne ?
Oui, Sesch TaxRep GmbH, basé à Buchs SG, peut agir en tant que représentant local ou conseiller principal pour les questions relatives à l'impôt sur le revenu des sociétés et à l'impôt sur le capital à Berne, y compris les déclarations, les décisions et l'aide à l'audit. Pour plus d'informations, veuillez utiliser les liens de contact ci-dessous.
